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[Rencontre]… avec Ludovic, Ingénieur virtualisation

27/08/2018
[Rencontre]… avec Ludovic, Ingénieur virtualisation

Qu'est-ce qu'un ingénieur virtualisation ?

Comme son nom l’indique, l’ingénieur virtualisation intervient sur des technologies de virtualisation. Selon les spécialités de chacun, ces technos sont propriétaires (VMware, HyperV) ou open-source (OpenStack)

Au sein de projets liés à l’infrastructure informatique des clients, les ingénieurs en virtualisation apportent un soutien au design, au déploiement et au support de ressource « compute » (CPU et RAM à disposition de machines virtuelles), réseau (comment relier des VM au reste du SI ou du monde) et stockage (comment les VM accèderont elles à des ressources de stockage).

Il faut donc, au-delà des compétences de virtualisation pures, une bonne compréhension des autres types de ressources et des autres domaines.

Quel est le rôle ?

Au quotidien, l’ingénieur virtualisation accompagne des clients dans les projets de SI internes ou d’offres de cloud-computing à destinations d’autres clients. Il s’agit de conseiller et de documenter comment seront déployées les solutions de virtualisation afin de s’assurer que l’on remplisse les attentes du cahier des charges initial du projet.

Ponctuellement, il faut aussi intervenir en support en cas d’incident sur des infrastructures afin de diagnostiquer l’origine d’une panne et de proposer ou appliquer des correctifs. En dernier recours, un incident est à remonter à l’éditeur de la solution et il faut ensuite aider cet éditeur à comprendre le problème et à collecter les informations nécessaires pour avoir une résolution.

Quels sont les avantages d'être ingénieur virtualisation ?

Comme expliqué plus haut, la virtualisation est généralement une technologie au centre d’un écosystème plus important. Travailler sur cette technologie permet d’avoir une vision d’autres technologies telles que le système, le réseau, la sécurité, le matériel ou le stockage. C’est donc très enrichissant pour la culture informatique et au point de vue humain car la communication avec les ingénieurs de ces spécialités est très importante.

De plus, en travaillant en amont au design des infrastructures de nos clients, l’ingénieur en virtualisation apporte son expérience, son point de vue et son savoir-faire. C’est très gratifiant et quand un projet se termine, un nouveau challenge apparait pour un autre client ou une autre entité.



Quel est ton parcours professionnel ?

J’ai commencé ma carrière après une licence professionnelle en VOIP, dans le monde du test protocolaire. En région parisienne, chez un fabricant de routeurs réseau, je programmais des robots chargés de valider que chaque protocole réseau fonctionnait correctement sur ces équipements. Il y avait donc une forte compétence en automatisation et en réseaux.

Ensuite, j’ai rejoint SII pour travailler en Bretagne. Au départ je qualifiais des briques de portails web pour un client grand compte. Avec ma compétence en automatisation, j’ai pu créer des jeux de tests automatisés et réduire les délais de qualification.

Ensuite j’ai eu l’opportunité d’associer cette casquette de « testeur » avec le monde de la virtualisation via un projet de cloud-computing d’un client. Il s’agissait de contrôler régulièrement la qualité des livraisons du portail web qui orchestrait la plateforme de virtualisation. J’ai ainsi découvert la virtualisation et suis monté en compétence avec l’aide de mes collègues et de ma société (par le biais de formations notamment). J’ai suivi ce projet au-delà de la phase de développement et j’ai rejoint l’équipe d’ingénieurs qui travaillaient sur le design des évolutions et le support de l’offre commerciale.

Après 3 ans sur ce poste, j’ai rejoint OVH, où j’ai constitué puis géré des équipes de production sur les offres de cloud-computing de cet hébergeur. Cette expérience a contribué à renforcer mon expertise technique dans le domaine de la virtualisation. Au quotidien nous étions confrontés à des problèmes souvent originaux, plus ou moins urgents, qu’il fallait résoudre afin d’offrir un service de qualité aux clients.

Et après 2 ans très intenses, j’ai réintégré SII, suite à une discussion avec ancien collègue.

Quelles sont tes missions aujourd’hui chez SII ?

A présent, je travaille pour des clients divers sur l’ingénierie des produits de virtualisation et des projets  d’infrastructure. J’apporte aussi du conseil sur les évolutions d’infrastructure envisagées par nos clients.

Je peux être amené à animer des formations sur les sujets virtualisation et cloud-computing. Soit pour des collègues, soit pour des clients de notre offre de formation. J’ai l’occasion de contribuer à des réponses à appel d’offres pour nos clients et de participer au processus de recrutement des futurs ingénieurs en virtualisation.

En tant que membre de la cellule de gouvernance technologique de l’agence Rennaise de SII, je bénéficie de temps pour explorer des sujets en avance de phase vis-à-vis de nos clients et réaliser de la veille technique.

Un  hobby ? Une passion ?

L’informatique déjà ! C’est une passion depuis mon plus jeune âge et je suis particulièrement l’actualité associée à mon domaine de spécialité et aux nouvelles technologies en général. Je maintiens un blog: vuptime.io qui m’a valu la reconnaissance en tant que vExpert de la part de VMware cette année.

Côté sportif, je pratique l’escalade et la slackline. J’aimerais aussi avoir le temps de faire plus de kayak, que je pratiquais énormément quand j’étais étudiant.